Avant-propos

Marc-Olivier Wahler, directeur du Musée d'art et d'histoire de Genève

L’exposition Surimono, programmée du 18 mars au 21 août 2022 au MAH, est l’aboutissement d’une longue histoire. Il faut en effet remonter à 1937 pour assister à l’entrée de 300 estampes japonaises à l’inventaire du Cabinet des estampes du musée (devenu le Cabinet d’arts graphiques – CdAg – en 2010). Une date à marquer d’une pierre blanche car elle entérine louverture de la collection à des acquisitions d’œuvres non européennes. Depuis, le fonds d’estampes japonaises a plus que triplé et il a notamment été mis en valeur lors de l’exposition Le geste suspendu. Estampes kabuki du Cabinet d’arts graphiques en 2014-2015.

Le MAH poursuit sa politique de recherche et de mise en avant de sa collection avec cette nouvelle présentation orchestrée par Christian Rümelin, conservateur en chef du CdAg jusqu’au mois de décembre 2021. Pour sa dernière exposition au MAH, ce dernier s’est intéressé à la centaine de surimonos conservée par le musée dont il a tiré une sélection de 72 feuilles, présentées en deux temps en raison de leur fragilité. Il s’est entouré de plusieurs grands spécialistes en la matière, pour mener à bien un projet d’étude et de recherche qui a abouti à cette exposition et au présent catalogue.

Je tiens à remercier chaleureusement les professeurs Hans Bjarne Thomsen (Université de Zurich), Andrew Gerstle (Université de Londres), Ryo Akama (Université de Kyoto) et le professeur Junichi Okubo du National Museum of Japanese History à Sakura City et son équipe pour leur précieuse collaboration. Leur indispensable expertise donne corps aux différents essais passionnants regroupés dans cette publication. Celle-ci inclut également les notices de toutes les œuvres présentées dans l’exposition. Proposé sous forme exclusivement numérique, cet ensemble est en tout temps téléchargeable gratuitement et peut même être imprimé. Il me reste à vous souhaiter la bienvenue dans le monde raffiné des surimono.