Sceau byzantin

Couleurs
MM-347394 MM-349051
MM-347394
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MM-349051
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Description

Sceau byzantin
Titre
Jean Kenchrès, protospathaire, épi tou Chrysotriklinou, notaire du Phylax et chrysotélès des Anatoliques

Auteur(s)
Datation
11e s.
Matériaux
Plomb
Numéro d'inventaire
CdN 2004-0417
Description
Avers : dans un cercle de grènetis, saint Jean Baptiste en pied, de face, le visage entouré d’une barbe abondante et d’une longue chevelure, vêtu de sa mélote, tenant en main gauche un εἰλητάριον, la droite levée dans le geste de l’allocution, à côté d’un petit cyprès figuré à gauche (allusion à Matthieu 3, 10). De part et d’autre de l’effigie, inscription en colonne pour Ὁ (ἅγιος) Ἰω(άννης) ὁ Πρ(ό)δρ(ο)μο(ς). Saint Jean le Prodrome. À la circonférence inscription précédée d'une croisette : + Προφήτ(α), β(οή)θ(ει) τῷ σῷ [δ]ούλ(ῳ) Ἰω(άννῃ) + Prophète, apporte ton secours à ton serviteur Jean Revers : suite de la légende sur sept lignes, surmontée et suivie d’un croisillon de perles accosté de tirets : (πρωτο)σπαθ(αρίῳ) ἐπὶ τοῦ Χρ(υσο)(τρι)κλ(ίνου), β(ασιλικῷ) νοταρ(ίῳ) τοῦ φύλακ(ος) (καὶ) χρ(υσο)τελ(ῇ) τȏν Ἀνατ(ο)λικ(ῶν) τῶν Κε<γ>χρῖ. Protospathaire, épi tou Chrysotriklinou, notaire du Phylax et chrysotélès des Anatoliques, de la lignée des Kenchrai
Jean Kenchrès a réussi à cumuler deux fonctions de l’administration fiscale de l’Empire, ce qui lui assurait des revenus importants. L’une était exercée à la cour, celle de notaire impérial du phylax, et celle de chrysotélès, dans l’administration provinciale. En tant que chrysotélès, il était attaché au bureau du génikon, ministère responsable des rentréesfiscales, ayant la charge de percevoir dans les provinces la chrysotéleia, taxe instituée par Anastase Ier (491-518), qui devait être payée en pièces d’or. Au XIe siècle, les Anatoliques étaient l’un des thèmes – circonscriptions administratives et militaires – les plus importants de l’Empire en Orient. Le phylax, caisse personnelle de l’empereur, était un dépôt destiné à abriter les objets précieux destinés à la vie de la cour, tels le trône impérial, les habits d’apparat de l’empereur ou même du numéraire et des objets d’art. Situé dans le palais impérial, il était contigu à la salle dite Chrysotriklinos, construction octogonale à coupole, richement décorée et dotée de trois banquettes dorées réservées aux grandes réceptions.
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Œuvre non exposée au musée
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Collection(s)
Byzantine et copte
Numismatique
Période
Moyen Âge
Lieu d'émission
Constantinople (? Empire byzantin)

Bibliographie

Bibliographie
Campagnolo-Pothitou Maria, Cheynet Jean-Claude, Sceaux de la collection George Zacos au Musée d'art et d'histoire de Genève, [Collections byzantines du MAH, Genève, 5], Milan, 5 Continents, 2016, p. , n° 105
Marielle Martiniani-Reber (dir.) ; Patrick Andrist ; Bertrand Bouvier ; Maria Campagnolo ; Matteo Campagnolo ; Gabriella Lini ; André-Louis Rey ; Gaël Bonzon, Byzance en Suisse, [Exposition, Musée Rath, Genève, du 4 décembre 2015 au 13 mars 2016], Milan, 2015, p. 101, n° 110
Cheynet, Morrisson, Seibt. Sceaux byzantins de la collection Henri Seyrig. 1991., cf. n° 305

Expositions

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