Montre de poche

Couleurs
05.07.2011 05.07.2011
05.07.2011
Image HD
Copier l'image
Télécharger l'image
05.07.2011
Image HD
Copier l'image
Télécharger l'image

Description

Montre de poche
Titre
Souscription

Auteur(s)
Datation
1804
Lieu de création
France
Dimensions
haut.: 8.35 cm
diam.: 6.3 cm
ép.: 1.64 cm
Matériaux
Argent guilloché, or rose, vermeil, émail champlevé sur argent
Échappement
à cylindre
Numéro d'inventaire
H 2006-0101
Description
Montre de poche vendue par Abraham Louis Breguet au comte Stanislas Kostka Zamoyski (1775 - 1856) le 19 brumaire an XI [10 novembre 1804]
En exil en Suisse pendant la révolution, Breguet est de retour en France vers 1796, pour mettre en train la fabrication en série de nombreux modèles. Il crée un type particulier de montres, décrites dans une notice intitulée: "Souscription de Montres d'une nouvelle construction, par Breguet, quai de l'Horloge n° 51". Ces montres, dit la notice, " se distinguent par leur simplicité et par une disposition qui garantit l'échappement des accidents les plus graves, même en cas de chute. La disposition du rouage, l'échappement, le régulateur, le cempensateur du chaud et du froid sont si à découvert et si faciles à saisir que tout observateur attentif peut juger d'un coup d'oeil, sans démonter une seule pièce de l'harmonie du travial et de la sûreté des effets. Les réparations peuvent être faites en tous pays, elles seront plus faciles et moins coûteuses que celles des montres communes". Pour permettre le lancement de ce type de montres en s'appuyant sur une mise de fonds que lui-même ne peut garantir, Breguet a pensé "qu'une souscription serait préférable et que le souscripteur qui payerait une partie d'avance trouverait son indemnité dans la modération du prix d'acquisition." Le prix des montres à boîte d'argent et à filet d'or était de 600 livres, dont le quart payé à la souscription. La montre du MAH a été vendue au comte Stanislas Kostka Zamoyski (1775 - 1856) le 19 brumaire an XI [10 novembre 1804].
Aux montres de poche caractérisées par une abondance d’ornements, s’oppose, durant le XIXe siècle, une production influencée par les inventions et le style élaboré par Abraham-Louis Breguet (1747-1823) : ce dernier impose des formes sobres, mises en valeur par des décors dépouillés. Outre les boîtiers, l’influence de Breguet se lit sur les cadrans, qu’il ponctue de sa signature secrète : en argent ou en émail, ils sont dotés de petits cadrans excentrés et s’ornent de motifs guillochés subtils ainsi que d’aiguilles en acier bleuis de forme baptisée « Breguet ». Dès lors, la conception des calibres évoque l’influence du grand horloger et de ses inventions (tourbillon, remontage automatique, parachute…) sur ses contemporains, à Genève et alentour : Jean-Antoine Lépine ou Nicolas Mathieu Rieussec, horloger du Roi né à Toulouse en 1781.
Lire la suite
Collection(s)
Horlogerie

Bibliographie

Bibliographie
Fallet Estelle, Baezner Anne, Mino-Matot Gabrielle, Marin Jean-Yves, L'horlogerie à Genève : magie des métiers, trésors d'or et d'émail, [Exposition, Musée Rath, Genève, du 15 décembre 2011 au 29 avril 2012], Genève, Paris, Musée d'art et d'histoire, Edition Hazan, 2011, p. 83, p. 56, no 37

Expositions

Geneva at the Heart of Time, Capital Museum, Pékin, Chine, -
L'horlogerie à Genève - Magie des métiers, trésors d'or et d'émail, Genève, Musée Rath, -
La dernière modification de cette page a été faite le 22 février 2020 à 12h24 - Signaler une erreur