Main votive

4e quart 5e s.-1er quart 6e s.
Couleurs
MM-174631 MM-172472
MM-174631
Image HD
MM-172472
Image HD

Description

Main votive

Datation
4e quart 5e s.-1er quart 6e s.
Lieu de création
Empire byzantin
Syrie (?)
Dimensions
diam.: 1.5 cm
dimensions (2D): croix 13.6 x 6.2 cm
dimensions (2D): sphère 7.0 x 6.2 cm
Matériaux
Bronze coulé.
Mention obligatoire
Ville de Genève, Musées d'art et d'histoire. Achat, 1990
Numéro d'inventaire
AD 7879
Description
La main droite, levée, tient une croix posée sur une petite sphère. Cette main se caractérise par un aspect potelé, ainsi que par la forme de la croix. Elle se réfère plutôt à l’Antiquité par son caractère naturaliste. L’origine des mains votives provient de l’Antiquité païenne durant laquelle on rendit au dieu phrygien Sabazios, fils de Jupiter, un culte marqué par l’utilisation de mains droites en bronze, parfois ornées de divers attributs, comme des pommes de pin, des lézards ou des serpents, ou bien portant des représentations divines comme Mercure. Ce culte connaîtra un grand essor durant l’Empire romain et des mains de Sabazios furent retrouvées dans les différentes régions de cet empire. Sans nul doute, ce sont elles qui arborent le même geste de bénédiction, et qui donnèrent naissance aux mains votives chrétiennes. D’autres mains tiennent un élément facetté qui est interprété comme une boule d’encens. Enfin, certaines sont surmontées d’un petit aigle faisant référence à Jupiter. D’un point de vue stylistique, les mains votives chrétiennes offrent une certaine diversité. Cette main chrétienne acquise par le Musée d’art et d’histoire de Genève avant la donation Zakos se réfère plutôt à l’Antiquité par son caractère naturaliste. En examinant les différentes variantes des mains votives chrétiennes parvenues jusqu’à nous, on peut émettre plusieurs hypothèses, comme celle de centres de production dispersés entre la capitale et les régions orientales. On peut aussi imaginer, ainsi que le préconisait Janet Zakos, une évolution chronologique. Deux mains portent une croix, l’une étant de forme latine simple, la dernière ayant les extrémités de ses bras bouletées. Dans le cas où l’hypothèse de Janet Zakos serait confirmée, la main acquise auparavant par le Musée d’art et d’histoire en serait un des exemples les plus anciens destinés au culte chrétien. L’origine géographique de la production de ces mains votives chrétiennes se situe probablement en Syrie-Palestine.
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Œuvre non exposée au musée
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Collection(s)
Sculpture
Byzantine et copte
Période
Antiquité

Bibliographie

Bibliographie
Marielle Martiniani-Reber (dir.) ; Patrick Andrist ; Bertrand Bouvier ; Maria Campagnolo ; Matteo Campagnolo ; Gabriella Lini ; André-Louis Rey ; Gaël Bonzon, Byzance en Suisse, [Exposition, Musée Rath, Genève, du 4 décembre 2015 au 13 mars 2016], Milan, 2015, p. 375, n° 403
Marielle Martiniani-Reber (dir.), Antiquités paléochrétiennes et byzantines, IIIe-XIVe siècles, Collections du Musée d'art et d'histoire, Genève, Milan 2011, p. 92-95, n° 40

Expositions

Chrétiens d'Orient, 2000 ans d'histoire, Tourcoing, Musée des Beaux-Arts Eugène Leroy, -
Chrétiens d'Orient, 2000 ans d'histoire, Paris, Institut du monde arabe, -

Cette œuvre fait partie d'un ensemble

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