Glaive d'apparat à l'antique; fourreau

1794
Couleurs
F. Bevilacqua Mah (activité MAH depuis 2004) F. Bevilacqua Mah (activité MAH depuis 2004)
F. Bevilacqua Mah (activité MAH depuis 2004)
Image HD
Copier l'image
Télécharger l'image
F. Bevilacqua Mah (activité MAH depuis 2004)
Image HD
Copier l'image
Télécharger l'image

Description

Glaive d'apparat à l'antique; fourreau

Datation
1794
Lieu de création
France
Dimensions
long.: totale 65.50 cm
poids: total 1290.000 g
long.: glaive 61.50 cm
larg. max.: glaive 9.00 cm
poids: glaive 760.000 g
long.: glaive, lame 48.00 cm
larg. max.: glaive, lame 4.00 cm
long.: fourreau 51.00 cm
larg. max.: fourreau 7.50 cm
ép.: fourreau 1.30 cm
poids: fourreau 530.000 g
Matériaux
Acier, laiton doré, bois, feutre
Numéro d'inventaire
001924
Description
L’engouement pour le style néoclassique se manifeste également dans le domaine des armes, notamment à travers l’apparition, dès la fin du règne de Louis XV (1710-1774), de glaives inspirés de l’épée courte des légionnaires romains (gladius). Au-delà de sa référence formelle à l’Antiquité, le glaive devient, sous la Révolution française, l’incarnation des vertus de la Rome républicaine dont se réclame le nouveau régime. Cette pièce a appartenu au financier et diplomate genevois Jean-Gabriel Eynard (1775-1863), grand-père de la donatrice. Elle a été créée à partir d’une arme emblématique de la période : le glaive de l’École de Mars (1794), éphémère institution dédiée à l’instruction militaire et civique des cadres de l’armée révolutionnaire. Les élèves sont dotés d’un uniforme à l’antique et d’une « épée à la romaine », comme on l’appelle alors, dessinés par le peintre Jacques-Louis David (1748-1825). Cet exemplaire remanié a perdu son élément le plus caractéristique, le seul qui ne soit pas d’esprit classique : la garde à trois branches en acier inspirée du sabre court des cavaliers du Maghreb. Ses lignes sévères ont été adoucies par des décors rapportés. La garde est ainsi agrémentée de rameaux d’olivier et d’un médaillon à tête de Méduse, tandis que le fourreau reçoit des palmettes découpées et, sur la face avant, un mufle de lion en relief. Ce dernier dissimule le motif gravé initial, un niveau à perpendiculaire, symbole de l’Égalité. Probablement réalisées au début du XIXe siècle, ces interventions sont visiblement destinées à faire oublier l’origine révolutionnaire de ce glaive. En accentuant son caractère « romain », on a sans doute cherché à produire une arme d’apparat dans le style antiquisant à la mode, voire un accessoire pour une fête costumée, très en vogue jusqu’au Premier Empire.
Lire la suite
Collection(s)
Armes et armures
Période
Période moderne
XIXe siècle et période contemporaine

Expositions

Le salon de Cartigny à l'heure néoclassique, Genève, Musée d'art et d'histoire, -
La dernière modification de cette page a été faite le 17 mai 2020 à 0h23 - Signaler une erreur